Transdev – Arles : chauffeurs de bus en grève

03 Juin 2015

Dans leur dépôt d’Arles, les chauffeurs de bus de la société Transdev sont en grève depuis le lundi 18 mai avec le soutien des syndicats CGT, FO, et CFDT. Ils tiennent bon.

Habituellement ils assurent les transports sur la communauté de communes autour d’Arles, l’ACCM (Arles, Crau, Camargue et La Montagnette) pour un salaire qui n’atteint que 1 500 euros par mois après dix ans d’ancienneté.

Ils veulent une remise à plat de leurs conditions de travail, l’arrêt des vexations de toutes sortes et des sanctions prononcées pour un oui ou un non.

Ils s’opposent à ces temps de tournées qu’on leur impose, complètement irréalistes, calculés à la minute près sur des trajets compliqués et sans tenir compte des aléas de la circulation. On dirait que le directeur ne connaît même pas l’existence de ce qu’on appelle des embouteillages aux heures de pointe !

Le comble est sa proposition d’une prime individuelle indexée sur le respect des horaires, la propreté du véhicule et… la propreté des arrêts de bus. Ce dernier point est source de plaisanteries chez les chauffeurs, qui s’imaginent descendant du bus à chaque arrêt pour astiquer le panneau des horaires !

Le directeur de Transdev ne propose, depuis le début de la grève, qu’une augmentation de 0,6 % des salaires, une vraie plaisanterie ! Les grévistes réclament, eux, une augmentation de 2,5 % et une augmentation, sans condition, de 100 euros de leur prime de vacances, actuellement de 300 euros.

Jusqu’à présent la direction a choisi de perdre de l’argent tous les jours – comme elle le pleurniche devant les journalistes – plutôt que de céder sur ces revendications légitimes et somme toute modestes. Tout cela pour contenter évidemment ses actionnaires, ­Véolia et La Caisse des dépôts à 50/50. Grâce au travail de ses 80 000 salariés, Transdev, un des leaders mondiaux du transport urbain, a réalisé un chiffre d’affaires annoncé de 6,6 milliards d’euros en 2014. Il y a de quoi verser un salaire correct aux chauffeurs !

Les grévistes tiennent bon et mardi 2 juin, des négociations étaient en cours entre les syndicats et la direction.

Correspondant LO