Bibliothèques de la Côte d’Opale : contre le vol de RTT

03 Juin 2015

Le personnel des « Bulco », les quatre Bibliothèques universitaires du littoral Côte d’Opale (Dunkerque, Boulogne, Calais, Saint-Omer) se sont mobilisés au mois de mai contre la mise en place d’un nouveau logiciel de comptage des heures « Hamac ».

À la rentrée de septembre, la direction de l’université avait présenté ce logiciel comme un moyen de simplifier le comptage des heures, favorable au personnel. Or, les salariés se sont vite rendu compte que le mode de calcul de ce logiciel leur était défavorable car il ne prend pas en compte les horaires variables, notamment dans les bibliothèques. Cela a pour conséquence la perte d’heures de RTT. Les salariés des bibliothèques ont donc voulu marquer le coup en restreignant les horaires d’ouverture, pour discuter entre eux des problèmes auxquels ils sont confrontés et pour sensibiliser les étudiants sur les conséquences des coupes budgétaires dont ils sont victimes.

Plus généralement, le personnel des bibliothèques voulait exprimer son ras-le-bol contre tous les reculs que la direction de l’université lui impose depuis 2009, suite à la mise en place de la loi sur l’autonomie des universités.

Depuis 2009, le budget attribué à ces bibliothèques a fortement diminué, ce qui a eu pour conséquences la suppression de l’équivalent de quatre postes, le non-renouvellement de départs en retraite ou de contractuels, ainsi que la réduction du budget consacré aux achats de livres.

Depuis la loi sur l’autonomie des universités votée par la droite, et que le gouvernement Hollande applique sans la moindre gêne, les universités doivent fonctionner avec des budgets de plus en plus restreints et plusieurs d’entre elles sont en permanence au bord de la faillite. Mais les travailleurs refusent à juste titre de faire les frais de cette politique de rigueur. Ils défendent leurs conditions de travail, et veulent aussi pouvoir offrir aux étudiants les meilleures conditions d’études.

Pour le moment, la direction de l’université traite les salariés avec beaucoup de mépris et n’a accepté de les rencontrer que très récemment… sans leur donner de date de rendez-vous.

Au-delà du vol des heures de RTT, le personnel des bibliothèques se mobilise contre tous les reculs que la direction veut leur imposer. Comme l’a dit un des travailleurs : « Au-delà de cette mobilisation contre les heures volées, il s’agit de préparer l’avenir. »

Correspondant LO