Areva, HSBC : il faut interdire les licenciements !

03 Juin 2015

Mardi 2 juin, l’intersyndicale CGT-CFDT-FO-CGC-Unsa d’Areva a appelé à une grève de 24 heures contre la suppression annoncée de 4 000 postes en France.

Les travailleurs étaient appelés à se mobiliser massivement pour « l’emploi, les conditions de travail et les garanties collectives ». Des barrages filtrants étaient prévus à l’entrée des sites Areva et un rassemblement devant le siège à la Défense. Des assemblées générales étaient prévues sur tous les sites.

C’était la veille d’une réunion à l’Élysée pour discuter du sort d’Areva où l’État est majoritaire à 80 %. En mai, le groupe a annoncé une perte de 4,8 milliards d’euros en 2014... après avoir fait des profits pendant des années. Et il entend combler ce déficit en supprimant, d’ici à 2017, 3 000 à 4 000 emplois en France et 5 000 à 6 000 postes en tout dans le monde, sur un effectif total de 45 000 salariés. Et cela avant même de savoir ce que EDF, qui s’est mis sur les rangs, entend récupérer d’Areva.

De même, le groupe bancaire britannique HSBC, qui emploie 266 000 salariés dans le monde, ne cesse de licencier depuis 2011, même quand il est bénéficiaire. Plus d’une cinquantaine d’établissements ont été fermés et des dizaines de milliers d’emplois supprimés. Et la banque vient d’annoncer qu’elle prévoit de supprimer encore dix à vingt mille emplois d’ici à 2017.

Il est clair que pour le patronat, du secteur public comme du privé, il n’existe qu’une politique : tailler dans les effectifs pour « réduire les coûts » comme dit HSBC. Mais les travailleurs n’ont aucune raison de se laisser faire. Face aux vagues de licenciements qui alimentent le chômage, ils doivent opposer l’interdiction des licenciements et le partage du travail entre tous, sans perte de salaire.

Jacques FONTENOY