Sanofi - Non aux suppressions de postes, non au 0 % d'augmentation !

18 Décembre 2013

Jeudi 12 décembre, à l'appel des organisations syndicales, les débrayages ont été importants sur tous les sites du groupe Sanofi.

Avec 95 milliards d'euros de capitalisation, Sanofi est la deuxième entreprise du CAC 40. En 2012, il a réalisé un bénéfice de plus de 8 milliards dont il a distribué pas loin de la moitié sous forme de dividende aux actionnaires. Et c'est ce même Sanofi qui, lors de la réunion annuelle sur les salaires, a annoncé... 0 % d'augmentation générale !

Côté emplois, depuis 2009, rien qu'en France, 4 000 postes de travail sur 28 000 ont été supprimés. Et c'est justement dans cette même période que les bénéfices ont explosé, pour atteindre plus de 8 milliards d'euros chaque année. Pour que cela dure et que les actionnaires continuent de s'engraisser, Sanofi a programmé deux milliards d'économies d'ici 2015.

Sanofi s'attaque à présent à la flexibilité, au temps de travail et aux rémunérations. À Vitry-sur-Seine, au centre de production, il est devenu courant de changer de rythme de travail, c'est-à-dire de passer d'horaires en journée à des horaires en 2x8, voire en 3x8. Les heures supplémentaires et les astreintes ont explosé. Pour ne pas embaucher, la direction a mis en place au niveau du groupe des accords de mobilité permettant, en interne, de déplacer les salariés d'un site de production à un autre site et même, en externe, d'organiser le prêt de salariés à une autre société. En quelque sorte, de l'intérim en CDI.

Sanofi ? Un modèle du genre de ces grandes entreprises industrielles qui, en temps de crise, maintiennent leur taux de profit en pressurant de plus en plus les travailleurs.

Correspondant LO