PSA – Mulhouse (Haut-Rhin) : non à la flexibilité généralisée

29 Mai 2013

Après avoir imposé une heure supplémentaire tous les jours, ainsi que des samedis travaillés pendant trois mois complets, c'est maintenant aux congés des travailleurs de la ligne de fabrication de la 2008 que la direction de PSA Mulhouse s'en prend.

Lundi 27 mai, elle a annoncé que cet été ils devraient se remettre à la chaîne deux jours plus tôt que prévu, le 22 août au lieu du 26 août, date de la remise en route prévue après quatre semaines de fermeture pour l'ensemble de l'usine. La dernière semaine de congés serait ainsi amputée de moitié. Le prétexte invoqué est la nécessité d'une formation en vue de la mise en place d'une demi-équipe de production, ce qui est complètement bidon, la direction ayant amplement le temps de faire cette formation d'ici là sans toucher aux congés.

Bien sûr, la direction fanfaronne dans la presse sur le succès commercial de la 2008, qui l'obligerait à passer d'une production sur une équipe à une équipe et demie, et elle se vante de l'embauche de 100 intérimaires. Autant dire une misère : la direction a renvoyé en 2012 un millier d'intérimaires et supprimé 500 emplois en CDI. Pour chaque « embauche » d'intérimaire, la direction a ainsi supprimé 15 emplois ; pas de quoi faire du cinéma. Et ce n'est pas fini, puisque 270 suppressions d'emplois supplémentaires sont prévues à Mulhouse, dans le cadre du plan mis en place dans tout le groupe.

En fait, PSA veut aller un peu plus dans le sens d'une flexibilité généralisée, sous prétexte d'une demande commerciale plus importante pour la 2008. Elle veut préparer les esprits à un accord de compétitivité qu'elle veut imposer dans tout le groupe et dont elle doit « discuter » avec les syndicats dès cette semaine.

Imposer des heures supplémentaires, des samedis, et maintenant voler des jours de congés : la direction voudrait habituer les travailleurs à venir à l'usine quand elle le veut.

Correspondant LO