Nathalie Arthaud à Beauvais dimanche 29 janvier :

01 Février 2012

« Imposer le contrôle des travailleurs »

Nathalie Arthaud a conclu le banquet de Lutte Ouvrière à Beauvais, dimanche 29 janvier, par une allocution prononcée devant un public populaire de plus de 150 personnes. Et visiblement ses arguments et sa détermination en ont conquis et ébranlé plus d'un.

Avant et après son intervention, Nathalie est passée entre les tables du banquet pour bavarder avec les uns et les autres.

Elle a vigoureusement dénoncé les licenciements et le chômage qui en découle, « à commencer par les 247 travailleurs de l'usine Merck d'Éragny-sur-Epte, non loin d'ici, menacés de licenciement eux aussi, même si les grands médias nationaux n'en ont quasiment pas parlé.

Et que fait le gouvernement contre cela ? Rien ! Mais qu'est-ce que Hollande propose contre le chômage ? Qu'a-t-il à opposer aux fermetures d'usines ? Qu'a-t-il à opposer aux licenciements ? Qu'a-t-il à dire aux travailleurs aujourd'hui menacés d'être mis sur le carreau ? Rien ! »

Elle a dénoncé la prétendue TVA sociale : « C'est du Sarkozy-Fillon tout craché car, pour accoler le mot social à la TVA, il faut être de sacrés menteurs ! La TVA est l'impôt le plus injuste qui soit. Il fait payer au même tarif le smicard ou le chômeur et le milliardaire. Et c'est avec cet impôt injuste que l'État remplit près de la moitié de ses caisses. Il rapporte quasiment trois fois plus que l'impôt sur les bénéfices des sociétés. »

Elle a réaffirmé avec force que « la seule façon d'arrêter les coups portés à la classe ouvrière, c'est une explosion sociale, où des millions de travailleurs se mettent en mouvement, et qui fasse craindre à la bourgeoisie de perdre non seulement beaucoup d'argent, mais aussi son pouvoir sur les entreprises. »

Elle a conclu que « tous les responsables politiques qui prétendent venir en aide aux exploités, mais sans s'en prendre aux exploiteurs, à leurs profits, à leurs fortunes, sont des menteurs ! Oui il faudra faire payer la bourgeoisie. Il faut imposer l'interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous les bras disponibles, sans diminution de salaire. Nous devons aussi avoir l'objectif d'obtenir des augmentations des salaires et des pensions de retraite, et d'imposer qu'ils soient indexés sur les prix. Et nous continuerons de défendre un troisième objectif plus général -- qui est la condition même de tous les autres -- qui est d'imposer le contrôle des travailleurs et de la population sur les comptes des entreprises et des banques. »