Seine-Maritime : travailleurs sociaux et médico-sociaux en lutte

20 Janvier 2012

Mardi 10 janvier, plus de 350 personnes du secteur social ont répondu à l'appel à la grève du Collectif 76 des salariés du social et médico-social, de la CFDT, de la CGT et de Sud. Devant les grilles du Conseil général de Seine-Maritime, dont le président recevait son personnel pour lui présenter ses voeux, plusieurs associations et structures du social se sont relayées pour dénoncer les diminutions des aides financières de l'État, de la région et du département, qui menacent certains salariés de licenciement.

Les conséquences pour l'accompagnement et l'accueil des plus démunis sont dramatiques. Le numéro d'appel 115 est saturé : entre 30 et 70 personnes, dont des enfants, se retrouvent sans hébergement la nuit. À cela s'ajoutent la fermeture de nombreux chantiers d'insertion et la dégradation de l'accès aux soins, à la mobilité : plus de 300 personnes ne peuvent plus être accompagnées dans le cadre de leur insertion, de leur retour à l'emploi, faute de budgets...

Le même jour à 18 heures se tenait la cérémonie des voeux aux élus, dont plus de 2 000 avaient reçu leur carton d'invitation. Ce sont des dizaines de salariés du social qui sont venus les accueillir sous une « haie de déshonneur » scandant : « Des sous pour le social, pas pour les petits fours. »

Le piquet de grève continue devant le Conseil général, malgré les injonctions de l'administration de déguerpir. De très nombreux salariés des associations concernées par les restrictions, ainsi que des salariés du Conseil général, ne sont pas prêts à laisser tomber l'affaire. À suivre...

Correspondant LO