Hollande aux Antilles : rien de mieux que Sarkozy : clichés tropicaux, privations et austérité

20 Janvier 2012

Extrait de Combat Ouvrier, journal trotskyste antillais (UCI)

François Hollande a déclaré, en déplacement aux Antilles les 14 et 15 janvier, « que tout ne serait pas possible ». Une façon de prévenir que s'il prend la place de Sarkozy, il demandera aux classes populaires de se serrer la ceinture... pour payer la dette des riches. C'est donc le même prétexte que la droite qu'il utilise, celui de la crise et maintenant de la perte du triple A.

Il n'est pas surprenant qu'alors ses « propositions pour l'Outre-mer » soient particulièrement insignifiantes : « Contrat d'embauche spécifique pour les jeunes dans le secteur privé », mais depuis quand les hommes politiques ont en quoi que ce soit le moyen de contraindre les patrons ? Bien sûr il déclare qu'en échange les « entreprises seront accompagnées et soutenues », donc qu'on leur donnera encore de l'argent... pour ne pas embaucher, puisque c'est ce qui se produit depuis des dizaines d'années. Des cadeaux au patronat, il en annonce encore sous forme de défiscalisation et d'exonérations de cotisations sociales. Il parle d'ouvrir plus largement le crédit aux personnes comme aux petites et moyennes entreprises mais, là encore, ce sont les banquiers qui décident, pas les chefs d'État.

À part cela, on a entendu une série de phrases creuses sur le chômage endémique des jeunes, que « l'Outre-mer était une chance pour la France », etc. Et comme Hollande n'avait pas grand-chose à dire, il a déclaré qu'il ne venait pas aux Antilles pour faire des promesses, mais pour redonner confiance et espoir !. Eh bien, vivons d'espoir ?

« La République ne peut donner que ce qu'elle a » a ajouté Hollande. Mais ce qu'elle a, elle le donne aux banquiers et aux capitalistes par milliards, pas à la population !