Iran : l'horreur et la barbarie contre les femmes

06 Janvier 2012

En 2006, Sakineh Mohammadi Ashtiani, 44 ans et mère de deux enfants, était condamnée à mort par lapidation pour adultère et complicité dans le meurtre de son mari, crime pour lequel elle a toujours clamé son innocence.

L'année suivante la peine pour complicité de meurtre était ramenée à dix ans de prison. Restait la peine de mort par jet de pierres pour adultère, une atrocité imposée aux femmes depuis que, en 1979, les religieux se sont emparés du pouvoir.

En 2010, face aux protestations internationales, le régime iranien annonçait la suspension de son exécution mais pas son abrogation.

Aujourd'hui, celui qui se proclame chef de la justice de la province où elle est détenue annonce que, pour des raisons « techniques », la peine de mort par jet de pierres pourrait être convertie en... pendaison. Et le chef de l'autorité judiciaire d'ajouter : « Si on n'a pas les moyens d'appliquer la lapidation, on peut choisir la pendaison. »

Il faut tout faire pour que Sakineh échappe à cette barbarie, pour qu'elle soit libérée et acquittée. Et tout faire pour que les femmes se libèrent de cette inhumanité.

S. G.