Air France -- DGI (Roissy-Orly-Le Bourget) : débrayages et manifestations continuent pour nos salaires

29 Juin 2011

Le mécontentement qui se manifeste depuis des semaines à la DGI (Direction générale industrielle) d'Air France continue de s'exprimer.

À Roissy, après les assemblées générales nombreuses des jours précédents, mercredi 22 juin, les travailleurs ont bloqué l'entrée de la DGI, d'où plus aucun camion ou chargement ne pouvait accéder aux pistes, aux hangars et aux ateliers. Le lendemain, 23 juin, ils sont allés en débrayage au Salon de l'aéronautique du Bourget, pour y rejoindre ceux d'Air France Le Bourget et, tous ensemble, faire entendre leur revendication de 32 points supplémentaires (environ 200 euros d'augmentation de salaire).

Les autorités, qui ne voulaient pas gâcher la fête du patronat des industries aéronautiques occupé à signer des contrats, avaient déployé de très importants effectifs policiers, bien plus nombreux même que les grévistes, pour nous maintenir à l'écart des officiels, et des caméras de télévision omniprésentes sur le Salon. Mais cela n'a pas empêché les grévistes de manifester et de se faire entendre de beaucoup de monde, les CRS ayant réussi à paralyser la circulation dans tout le secteur.

Les travailleurs des ateliers et hangars d'Orly, qui auraient dû traverser en voiture presque toute la région parisienne pour aller au Bourget, avaient choisi de se rassembler sur place, eux aussi à plusieurs centaines.

Mardi 28, le matin, à Roissy, un nouveau débrayage de plusieurs heures a eu lieu. Malgré une forte mobilisation de gardes mobiles, les travailleurs ont réussi à manifester devant le siège d'Air France, puis à faire le tour du siège pour se faire voir et entendre des employés de la compagnie qui y travaillent, avant de passer à la DO, le bâtiment où se retrouvent les PNT et PNC (les pilotes, stewards et hôtesses).

450 travailleurs ont ainsi manifesté de 11 h 30 à 14 heures, ce qui s'est vu. Des travailleurs des ateliers, agréablement surpris de se retrouver plus nombreux que les fois précédentes, regrettaient même de ne pas avoir de banderoles pour faire savoir que l'on veut nos 200 euros !

Correspondant LO