Argenteuil (Val-d'Oise) « École morte » pour que vive l'école

09 Mars 2011

Les inspecteurs d'académie et les recteurs sont actuellement en train de réduire les moyens alloués aux différents établissements scolaires : écoles, collèges et lycées. C'est le résultat de la décision de supprimer 16 000 postes à la rentrée prochaine, prévue dans le budget 2011 de l'Éducation nationale.

À Argenteuil, dans le Val-d'Oise, les mesures envisagées risquent de se traduire par la suppression de dizaines de postes, et par un non-remplacement plus systématique encore des enseignants absents, que supporte en particulier l'enseignement primaire. Il y aura nécessairement une hausse nette des effectifs dans les classes, y compris dans les zones dites d'éducation prioritaire, où ils étaient limités à 26 dans les collèges, à 24 ou 30 dans les lycées selon les sections, professionnelles ou générales. L'inspecteur d'académie vient d'ailleurs de confirmer que ce qui est prévu pour les lycées s'appliquera également aux collèges. « Il n'y a plus de lycée en éducation prioritaire. Ils passent sous le régime général », a-t-il précisé.

À Argenteuil, la réponse a été nette et vigoureuse. Jeudi 3 mars, il n'y avait pratiquement pas classe dans les établissements publics de la ville, maternelles, primaires, collèges et lycée. Les parents d'élèves avaient répondu massivement à l'appel « école morte » lancée par la FCPE, en n'envoyant pas leurs enfants en classe. La manifestation qui a suivi a connu également un vif succès puisqu'elle a réuni 800 personnes : des enseignants, des élèves et des parents. De telles protestations connaissent le même succès dans de nombreuses autres localités.

Correspondant LO