Hôtel des Postes - Lyon - Un bon remède : la solidarité

18 Août 2010

Fin juin, la réorganisation de la Motorisation (les facteurs en voiture jaune) avait supprimé plus de 10 % des positions de travail du service à l'Hôtel des Postes de Lyon. Les horaires de travail étaient complètement chamboulés, créant des cloisonnements entre ceux qui travaillent du matin, ceux qui sont à la journée et ceux qui sont d'après-midi. Pour certains, ces horaires comportent de gros trous, mais insuffisants pour pouvoir rentrer chez soi. Les amplitudes horaires vont jusqu'à 11 heures par jour. Alors inévitablement, la fatigue se fait sentir et les arrêts maladie se multiplient.

Pour la direction de La Poste, le remède, ce n'est pas de rétablir des conditions de travail supportables, mais c'est d'envoyer systématiquement des médecins contrôler la validité des arrêts maladie.

C'est ainsi que fin juillet, une collègue, arrêtée pour 4 jours par son médecin, s'est vue sommée de reprendre le travail par un médecin envoyé chez elle par La Poste. Peu importe que les cachets qu'elle devait prendre soient incompatibles avec la conduite d'un véhicule !

Cela a été la goutte d'eau de trop : dès le lendemain, les postiers du service débrayaient, le temps d'exprimer au directeur d'établissement leur façon de penser. Et depuis, c'est avec une certaine fierté que ceux-ci ont le sentiment d'avoir déjoué le projet de la direction de les isoler les uns des autres.

Correspondant LO