Le sport fait le bonheur du BTP

18 Juin 2010

Si l'équipe des Bleus est mal partie, le Mondial d'Afrique du Sud fait au moins le bonheur du BTP français.

En premier lieu celui de Bouygues qui, outre les retombées liées aux aménagements autoroutiers réalisés dans le cadre de cet événement sportif, a bénéficié de la construction du train à grande vitesse reliant l'aéroport international au quartier d'affaires de Johannesburg. Ce projet, à terme, totalisera 80 kilomètres et reliera la métropole la plus peuplée du pays à la capitale administrative Pretoria, mais peu de Sud-Africains en profiteront. En revanche, il a déjà coûté 2,5 milliards d'euros à l'Afrique du Sud, dont 600 millions rien que pour l'intervention du trust français.

C'est également une filiale commune du même groupe et de Vinci, le Consortium du stade de France, qui a décroché la gestion du nouveau stade du Cap pour trente ans ; une activité très lucrative si l'on en juge par ce qu'elle a rapporté au consortium - 6,2 millions d'euros rien que de la part de l'État français en 2009 - pour le stade de Saint-Denis.

Les grands noms du BTP français, Bouygues, Vinci et Eiffage, devraient également se partager au bas mot deux milliards d'euros pour la construction et la rénovation des stades en France en vue de l'Euro 2016.

Alors, quand les dirigeants de ces trusts crient « Vive le ballon rond », il faut entendre « Vive les ronds du ballon »!

R. M.