Clermont, Creil, Senlis, hôpitaux en danger ! Manifestation contre la politique du gouvernement

03 Décembre 2008

À l'appel de la CGT, plus de quatre-vingts employés du CHI de Clermont (Oise), l'hôpital psychiatrique qui compte 900 lits et 2 700 salariés, avec la présence d'une délégation de l'hôpital de Creil ont manifesté mardi 2 décembre. Ils se sont rendus à Amiens au siège de l'Agence Régionale de l'Hospitalisation, qui met en oeuvre la politique de Santé du gouvernement. Le directeur de l'ARH, son représentant, exige la mise en place d'un plan de retour à l'équilibre pour combler le déficit de 15 millions d'euros que l'hôpital a accumulé. Ce déficit, comme partout, est dû aux règles de tarification à l'acte, ainsi qu'au refus de l'ARH de financer des opérations lourdes de construction qu'elle-même a imposées à l'hôpital.

La version dite « douce » de ce plan aboutirait à la suppression d'au moins 400 emplois sur cinq ans, alors que les services de soins sont en sous-effectif permanent. L'objectif est d'arriver à supprimer au moins 200 lits, ce qui ferait en réalité plus de 600 emplois supprimés. Le personnel manifestait contre ces restrictions dramatiques. Cela se passe au moment où, dans le même secteur, le représentant du gouvernement voudrait imposer la fusion des hôpitaux de Creil et Senlis, avec la disparation de toute une partie des services vitaux pour la population. De même la maternité de l'hôpital général de Clermont est remise en cause.

Une délégation du personnel de l'hôpital de Creil était donc présente. La mise en oeuvre de la politique gouvernementale dans le sud de l'Oise apparaît déjà comme un désastre, et commence à provoquer des réactions un peu partout, d'abord sur Clermont, mais aussi sur Creil et Senlis.

Il est à souhaiter que ces mouvements de protestation prennent de l'ampleur et se rejoignent, pour opposer un front large et puissant à cette mise à mal programmée de tous les établissements publics de santé.

Correspondant LO