Région d'Amiens - Des licenciements inacceptables

26 Novembre 2008

C'est la fermeture programmée pour l'entreprise Otomotive d'Amiens. Cette usine de compteurs automobiles licencie une première tranche de 60 ouvrières dès le 23 novembre. Mais à brève échéance, c'est la suppression des 145 emplois qui est programmée. Cette usine, alors appelée Magneti-Marelli, a compté jusqu'à plusieurs milliers d'ouvrières. Les ouvrières licenciées, qui ont travaillé toute leur vie dans ces murs, se voient à présent offrir par la direction une aumône de 6 000 euros.

La crise touche également le secteur de la fabrication des embrayages : l'usine Valéo d'Abbeville a annoncé une période d'arrêt de la production qui devrait s'étendre du 5 décembre au 5 janvier. Les 380 travailleurs doivent prendre leurs jours de congés à ces dates et renoncer à tous leurs autres projets de vacances. Ils devront ensuite compléter avec des jours de chômage technique, ce qui entraînera pour eux une perte de salaire d'au moins 40 %. Un plan social est déjà envisagé pour 2009.

À l'usine Valéo d'Amiens, la direction envisage une fermeture du 19 décembre, voire du 14 décembre, au 5 janvier. Cela se ferait là aussi en liquidant les jours de congés des 900 salariés. Les patrons ont pour la suite l'intention de passer de trois équipes à seulement deux, voir une !

Dans le secteur des pneumatiques, Goodyear (1 500 salariés) prévoit deux semaines de fermeture entre fin novembre et le courant du mois de décembre. Chez Dunlop, tous les intérimaires ont perdu leur travail. D'une manière générale, ce sont quasiment tous les intérimaires (250 rien que pour Valéo-Amiens) qui ont été licenciés depuis le mois de septembre.

Dans un autre secteur, celui de la fabrication des lave-linges, l'usine Whirlpool a annoncé la suppression de 153 emplois, sur les 500 qui subsistent encore après les nombreux plans sociaux de ces dernières années.

Les patrons de ces grandes entreprises (Whirlpool et Goodyear sont numéro 1 dans leurs domaines respectifs !) ont amassé des profits considérables les années passées. Les actionnaires de Valéo vont encore se partager des bénéfices en hausse de 24,8 % pour les neuf derniers mois. C'est sur cet argent qu'il faut puiser pour financer le maintien des emplois, sans diminution de salaire et sans licenciement.

Correspondant local