EDF-GDF : le succès de la journée du 18, en attendant la suite.

25 Octobre 2007

Selon la direction (mais c'est toujours elle qui publie ce genre de chiffres) le nombre des grévistes, chez EDF, au plan national, était de 65,22 % par rapport à l'effectif qui aurait dû être réellement présent le 18. Il y avait donc pratiquement deux tiers du personnel en grève. Pour Gaz de France, la direction n'a donné que le pourcentage par rapport à l'effectif théorique (qui comprend les agents en stage, en RTT, etc.) lequel est très légèrement supérieur à ce même pourcentage pour EDF. On peut donc supposer que le nombre des grévistes, à GDF, était au moins égal, et peut-être même légèrement supérieur. Enfin pour le RTE, Réseau de transport d'électricité (puisqu'il s'agit maintenant d'une société séparée), les grévistes étaient 68,21 %.

Dans les centrales nucléaires (comptabilisées dans EDF), le pourcentage des grévistes par rapport à ceux qui devaient être présents s'établit à 69 %. Et il y aurait eu, selon la CGT, une baisse de charge considérable, de 10 000 mégawatts. Compte tenu qu'une centrale nucléaire a une puissance de l'ordre de 1 300 mégawatts, cela représente donc l'équivalent de sept à huit centrales mises à l'arrêt.

Dans la région parisienne la grève a été très bien suivie. À Paris même, les trois centres existants (Paris Nord, Paris Aurore et Paris Tour Eiffel) s'échelonnaient entre 68 % et 74 % de grévistes.

C'est un incontestable succès donc.

Maintenant il paraît évident à ceux qui ont fait grève qu'une seule journée ne suffira pas. Les grévistes du 18 attendent donc l'annonce d'une nouvelle journée de grève, et en particulier que les syndicats de l'énergie alignent leurs propositions sur celles des syndicats de cheminots.

Correspondant LO