Air France : la journée du 18 octobre.

25 Octobre 2007

À Air France, différentes sections syndicales avaient appelé depuis plusieurs semaines à faire grève le 18 octobre, appel relayé plus mollement et plus tardivement par les bureaux nationaux de ces syndicats.

La suppression des régimes spéciaux et ce que cela représente, on connaît : c'est arrivé à Air France en 1991, bien avant même la privatisation de la compagnie. Et surtout, pour de nombreux travailleurs des ateliers, du fret, parmi le personnel commercial, etc., l'envie ne manquait pas de faire savoir que les attaques gouvernementales, ça suffit. Dans les discussions, il revenait souvent comme une évidence que, si pour le moment Sarkozy et son gouvernement s'en prennent aux cheminots, électriciens, gaziers, etc., ce n'est que pour mieux préparer une nouvelle attaque contre les retraites, cette fois, de tous les salariés.

Et puis Sarkozy peut faire ses discours sur le " travailler plus pour gagner plus ", chacun voit bien que la direction d'Air France affiche dans la presse, mois après mois, des résultats financiers mirobolants, tandis que nos salaires, eux, sont de fait gelés depuis des années et que la charge de travail, dans bien des secteurs, ne cesse de croître.

Alors le 18 octobre, si dans certains secteurs d'Orly, de Roissy, de Villeneuve, il y a eu 10 % de grévistes, dans d'autres on a parfois atteint 60 %, voire 70 % du personnel qui a cessé le travail une demi-journée, et plus souvent la journée entière, notamment dans les ateliers et à l'Escale (les aérogares).

Quant à la manifestation parisienne, ceux des grévistes qui ont pu la rejoindre étaient une bonne centaine, une participation qui rappelle celle aux manifestations contre le CPE.

Correspondant LO