Bébéar : Un triste discours patronal.01/11/20062006Journal/medias/journalnumero/images/2006/11/une1996.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Bébéar : Un triste discours patronal.

Claude Bébéar, qui était jusqu'en 2001 PDG d'AXA, dont il est encore aujourd'hui président du conseil de surveillance, a fait part le 31 octobre sur France Inter de ce qu'il pensait de la situation actuelle. Ce patron qui passe aujourd'hui une partie de son temps à animer l'institut Montaigne, qu'il a créé en 2000, se fait le défenseur du libéralisme et prône la "mobilité et la cohésion sociale".

À l'entendre, on voit vite ce que cela signifie. Bébéar explique que la baisse du chômage annoncée par Borloo et relayée par Chirac montre qu'on est sur la bonne voie, mais qu'il est paradoxal qu'il y ait 500000 emplois non pourvus dans le pays, alors qu'il y a deux millions de chômeurs. La cause en est toute simple selon Bébéar: rien n'inciterait les chômeurs à retravailler. Et quand le journaliste lui demande s'il pense que les travailleurs sont des "fainéants", il parle du manque de désir d'entreprendre...

Quand on lui parle des "patrons voyous", Bébéar estime qu'il n'y en a que quelques-uns et que c'est la presse qui aurait répandu cette image de patron "buveur de sang". Et d'appeler à des efforts et à des réformes profondes car il faut, n'est-ce pas, "prendre les problèmes à bras le corps"... surtout dans le domaine des retraites et de l'assurance-maladie.

Ce patron qui se dit éclairé ne fait donc que reprendre le refrain habituel selon lequel les charges sociales sont trop lourdes et qu'il faut les réviser à la baisse. Cela veut dire pour les chômeurs et les travailleurs des remises en cause de leurs droits, et pour les patrons la promesse de nouveaux avantages. Mais que vient faire Montaigne dans cette galère patronale?

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