Proche-Orient : Sharon, Bush, ONU, Tous complices

03 Mai 2002

La prétendue volonté de l'ONU de faire la lumière sur les exactions commises par l'armée israélienne à Jénine, s'est rapidement dégonflée. Le secrétaire général adjoint de cette organisation, chargé des affaires politiques, vient en effet de déclarer que Koîi Annan avait préconisé « le démantèlement de l'équipe » qui s'apprêtait à se rendre à Jenine, « vu qu'il apparaît à la lumière des déclarations fàites aujourd'hui par Israël (...) que les difficultés dans le déploiement » de cette équipe « ne seront pas résolues prochainement ».

Et voilà ! Il a suffi que Sharon hausse légèrement les sourcils, qu'il ait demandé à choisir les soldats et officiers qui témoigneraient devant cette mission ; qu'il ait exigé qu'aucun témoignage ne puisse donner lieu à des poursuites pénales, pour que l'ONU se couche. Quant au président américain Bush, il s'est bien vite satisfait de cette conclusion peu glorieuse.

S'il fallait la démonstration que cette prétendue justice internationale initiée par les Occidentaux ne concerne que les dirigeants des pays que les impérialistes, et en premier lieu les Etats-Unis, veulent punir et pénaliser, elle est faite. Les accusations de crimes de guerre ne valent que pour les dirigeants qui mènent une politique jugée trop indépendante de celle des USA. Pas pour Sharon qui est le bras armé de l'impérialisme dans cette région du monde. Pour lui, même les massacres à grande échelle sont pardonnés.