Enquête sur la fortune des candidats

12 Avril 2002
BIEN PLACÉS POUR DÉFENDRE LES POSSÉDANTS

L'enquête sur le patrimoine et les revenus des candidats à l'élection présidentielle en dit long sur certains d'entre eux.

Une chose est sûre, Jean-Marie Le Pen, Corinne Lepage, Jacques Chirac et Jean-Pierre Chevènement sont loin de partager le sort de la majorité des électeurs dont ils sollicitent les suffrages. De ces quatre candidats assujettis à l'impôt sur la fortune, Le Pen est le mieux loti. Hérité en grande partie du cimentier Lambert, son patrimoine est constitué, entre autres, d'une luxueuse propriété sur les hauteurs de Saint-Cloud dans l'ouest parisien (une villa de 365 m² dans un parc de 4 800 m²) estimée par le mensuel Capital à 3,2 millions d'euros (21 millions de francs).

En deuxième position, Lepage évalue sa fortune à 2 millions d'euros et ses revenus annuels bruts à environ 305 000 euros (2 millions de francs).

Outre son château de Bity, son appartement de 114 m² dans le 6e arrondissement de Paris, l'un des plus chers de la capitale, et sa résidence secondaire en Corrèze, l'actuel locataire de l'Elysée posséderait un portefeuille d'actions évalué à plus de 650 000 euros (plus de 4 millions de francs).

Quant à Chevènement, bien qu'il loge dans un appartement de type HLM situé non loin de la mairie de Belfort, il n'en déclare pas moins posséder quatre appartements en région parisienne et divers placements financiers évalués à 300 000 euros (1,96 million de francs).

Rien d'étonnant à ce que le programme de ces gens-là reflète plus les préoccupations du patronat et des classes possédantes que celles des salariés et des chômeurs. Signalons qu'Arlette Laguiller, elle, n'a pas de patrimoine immobilier puisqu'elle vit en HLM, paye sa Clio à crédit et vit de sa retraite d'employée du Crédit Lyonnais.