Avec le Charles-de-Gaulle, l’argent des contribuables coule à flots

17 Novembre 2000

Depuis sa première sortie en janvier 1999, le porte-avions Charles-de-Gaulle à propulsion nucléaire a connu pas mal de désagréments : du circuit de refroidissement des réacteurs nucléaires au gouvernail, de la fiabilité de la centrale électrique au revêtement de la piste. Le dernier avatar est l'avarie survenue ces derniers jours à l'hélice de propulsion qui a obligé le navire, parti en croisière, à un retour précipité à Toulon pour réparation.

Pour l'instant, la coque du navire reste étanche, par contre il y a manifestement non pas une voie d'eau, mais une énorme brèche dans laquelle s'engloutissent les dépenses. Avec les 48 avions prévus pour embarquer à son bord, le porte-avions reviendrait à plus de 71 milliards de francs, soit à lui tout seul à plus de 20 % du budget de fonctionnement annuel de l'Education nationale par exemple. Et ce n'est apparemment pas fini.

Bref, si ce joujou militaire n'est pas en état de sortir en mer, il est au moins capable de faire un sacré trou dans les porte... monnaie des contribuables.

Michel ROCCO