Laser Propreté : une première journée réussie06/03/20242024Journal/medias/journalarticle/images/2024/03/P14-2_Grevistes_dElior_C_LO.jpg.420x236_q85_box-140%2C0%2C660%2C292_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Laser Propreté : une première journée réussie

Lundi 3 mars, les travailleurs de Laser Propreté de Trappes, Montrouge et Montparnasse se sont mis en grève. Pour bon nombre d’entre eux, c’est une première. Les raisons de leur colère sont nombreuses.

Illustration - une première journée réussie

L’entreprise Laser Propreté a repris le marché du nettoyage des rames de train à Paris-Montparnasse ainsi que sur les triages et l’atelier de Trappes, Montrouge et Dreux. En décembre dernier, les résultats des élections au CSE n’ont pas plu à la direction et elle a montré son mépris : aucune convocation des élus n’a eu lieu, et donc encore moins de réponses aux revendications qui s’accumulent. Entre les vestiaires insalubres à Montparnasse, le non-­remplacement des absents, les baisses d’effectifs, dernièrement le changement de caisse de congés et le retard dans le versement des payes, la coupe a débordé.

C’est à une quarantaine venus des différents sites que les salariés se sont réunis et ont manifesté dans la gare Montparnasse, lundi 4 mars au matin. Pour tenter de désamorcer la grève prévue, la direction a annoncé une réunion au siège à Bercy. C’est tout naturellement que les grévistes y ont accompagné la délégation des trois syndicats qui devait être reçue. Tout le monde a donc pu voir le directeur expliquer, avec des pleurs dans la voix, que l’entreprise était sur la paille, et qu’il ne pouvait vraiment pas faire d’effort pour les salaires.

La plupart des grévistes ont connu depuis des dizaines d’années des entreprises de nettoyage qui se sont succédé sur les chantiers, mais chaque fois leurs travailleurs restaient isolés les uns des autres. C’est d’ailleurs une politique de la SNCF, comme de la RATP, qui utilisent la division entre ces entreprises de nettoyage, les mettant en concurrence par tous les moyens, avec comme résultat une exploitation toujours plus grande des travailleurs.

Si faire grève avait déjà été évoqué, jamais auparavant le pas n’avait été franchi. C’est donc avec une grande détermination et un sentiment de fierté que ces nouveaux grévistes ont échangé, pris contact les uns avec les autres, affirmant non seulement que cette grève les a réunis mais que ce ne sera pas la dernière. Et la reconduction a été votée pour le lendemain.

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