Offres d’emploi non pourvues : mythe et réalité07/02/20242024Journal/medias/journalnumero/images/2024/02/2897.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Offres d’emploi non pourvues : mythe et réalité

La CGT chômeurs a analysé 1 200 offres d’emploi mises en ligne par France travail, ex-Pôle emploi. Selon le résultat de son enquête, 61 % d’entre elles seraient contraires au Code du travail.

Macron, comme ses prédécesseurs, justifie chaque nouvelle attaque contre les travailleurs privés d’emploi par le même prétexte, repris complaisamment par les médias : les patrons n’arriveraient pas à recruter et il y aurait même des centaines de milliers d’offres d’emploi non pourvues. Mais de quelles offres parlent-ils ? La CGT chômeurs vient de lever, une nouvelle fois, un coin du voile en s’intéressant aux secteurs du bâtiment, des transports et des services à la personne. Outre les tromperies classiques, des CDI qui s’avèrent être en réalité des contrats d’intérim à la semaine quand ce n’est pas à la journée, ou encore des offres pour un travail hebdomadaire de 8 heures au lieu des 24 heures indiquées, les équipes syndicales ont pu constater l’inventivité des recruteurs.

Une agence d’intérim avoue ainsi que la durée du contrat de travail est déterminée à la tête du candidat. Une autre affirme préférer embaucher une personne porteuse de handicap pour bénéficier d’aides publiques. Enfin, le syndicat révèle le cas de deux entreprises publiant chacune trente fois la même annonce via des canaux différents pour un seul poste à pourvoir.

À la lumière de cette enquête, il semblerait bien que, pour débusquer une fausse offre d’emploi, il suffit de traverser la rue.

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