Migrants : non à l’Europe forteresse !04/10/20232023Journal/medias/journalarticle/images/2023/10/P8-1_Europe_des_barbeles_ok_Lupo.jpg.420x236_q85_box-0%2C76%2C796%2C524_crop_detail.jpg

Dans le monde

Migrants : non à l’Europe forteresse !

« Au 24 septembre, plus de 2 500 personnes ont été comptabilisées comme mortes ou disparues » depuis le début de l’année en Méditerranée, a annoncé le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), une hécatombe en augmentation de 50 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Illustration - non à l’Europe forteresse !

Cette estimation macabre n’affole absolument pas les dirigeants de l’Union européenne. Ils ne s’inquiètent que du nombre de passages réussis, en augmentation de 83 % en 2023 pour atteindre 183 000 personnes. Les 27 ministres de l’Intérieur se sont réunis jeudi 28 septembre pour discuter du Pacte migration asile, en négociation depuis 2020. Cette activité fébrile ne vise pas à mieux secourir les réfugiés. Au contraire, depuis des années l’Union européenne ne cesse d’accumuler des obstacles sur les routes de l’exil, les rendant toujours plus dangereuses. Les dirigeants des principales puissances de l’Union européenne affichent à l’unisson un visage de fermeté tout en étant divisés sur le sort à infliger aux réfugiés.

Meloni, en Italie, réclame que les ONG secourant des migrants les fassent débarquer dans le pays dont leurs bateaux battent pavillon. Cela vise notamment les ONG allemandes comme Sea-Watch. Macron s’est distingué en annonçant que l’aide aux pays d’où partent les migrants serait désormais conditionnée à la capacité de leur État à les dissuader de s’exiler. En Allemagne, le gouvernement a annoncé le rétablissement des contrôles aux frontières de la Pologne et de la Tchéquie, au même titre que leur rétablissement est devenu la norme entre la France et l’Italie à Vintimille depuis des années.

L’augmentation du nombre de morts en Méditerranée démontre à nouveau que rien ne peut dissuader les migrations puisque la misère et le chaos augmentent de l’autre côté de la Méditerranée. Les dirigeants de l’Union le savent, mais pour flatter les courants les plus réactionnaires de leur opinion publique, ils n’hésitent pas à condamner à mort des milliers de femmes et d’hommes.

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