AESH : de quoi se révolter !04/10/20232023Journal/medias/journalnumero/images/2023/10/2879.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

AESH : de quoi se révolter !

Le 3 octobre, les accompagnants des élèves en situation de handicap, les AESH, qui permettent à des jeunes atteints d’un handicap quel qu’il soit d’intégrer l’école comme les autres enfants, étaient appelés par les syndicats à faire grève.

Ce sont leurs conditions de salaire et de travail et, de ce fait, les conditions d’accueil de ces jeunes qui se détériorent.

« En moyenne, les AESH n’obtiennent que des contrats de 21 heures par semaine, pour un salaire mensuel en dessous de 800 euros. Vous vous rendez bien compte que c’est invivable », témoignait une AESH au collège Saint-Exupéry de Lons-le-Saunier syndiquée au Snuipp (principal syndicat dans l’enseignement primaire).

Ces petits contrats lais­sent les employés, en gran­de majorité des femmes, dans une situation précaire. Mais ce sont aussi les jeunes handicapés qui pâtissent de la situation, car ils ne bénéficient pas de conditions qui leur permettent d’étudier et de progresser. Sans parler du fait que, trop souvent, le nombre trop faible d’AESH ne permet même pas aux parents de scolariser leur enfant.

Une salariée expliquait ainsi qu’une semaine après la rentrée, on lui a annoncé qu’elle devait s’occuper d’un élève supplémentaire, alors que, sur ses 21 heures hebdomadaires, elle avait déjà la charge de deux adolescents en difficulté. « J’ai dû refaire tout mon planning, et diviser par deux les durées d’aide », a-t-elle dénoncé.

Le gouvernement ne prévoit aucune embauche à la mesure des besoins, bien au contraire. Il envisage en effet de fusionner le métier d’AESH avec celui de surveillant (Assistant d’éducation, AED), soi-disant pour offrir un temps plein aux AESH, mais pour faire le travail de deux personnes ! Voilà un moyen commode d’en diminuer le nombre global, et ce alors qu’il manque déjà des surveillants dans les établissements scolaires.

Une situation révoltante à plus d’un titre contre laquelle les AESH ont totalement raison de protester.

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