Île-de-France : l’accessibilité des transports n’est pas pour demain27/09/20232023Journal/medias/journalnumero/images/2023/09/2878.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Île-de-France : l’accessibilité des transports n’est pas pour demain

Les PDG de la RATP, de la SNCF, et d’ADP (Aéroports de Paris) ont signé le 20 septembre en présence d’Élisabeth Borne, un plan pour améliorer l’accessibilité des transports en commun aux personnes handicapées ou à mobilité réduite, d’ici aux JO de Paris 2024.

Les principales mesures mises en avant par Castex, Farandou et de Romanet sont révélatrices : davantage d’annonces sonores pour les personnes malvoyantes, des billetteries avec des interfaces sonores, ou encore la possibilité de conserver l’usage de son fauteuil roulant dans les aéroports jusqu’à la porte des avions. Elles ont en commun de ne pas coûter grand-chose, et reflètent l’autosatisfaction de ces dirigeants. La RATP explique ainsi dans une communication que, si les travaux nécessaires pour adapter le réseau de métro sont presque impossibles du fait de son ancienneté, le taux d’accessibilité est de 100 % sur les RER A et B, les tramways et les lignes de bus dans Paris. C’est une fable, comme peuvent le constater ceux qui ont récemment fréquenté ces lignes, surtout si l’on prend en compte la ­quasi-saturation des transports, qui n’arrange rien à cette accessibilité.

L’association APF France Handicap a dénoncé en janvier dernier le fait que, même lorsque les gares RER disposent des aménagements nécessaires, une assistance humaine est souvent nécessaire pour descendre du train, et que le principal problème est bien sûr de pouvoir y monter. La raison de fond en est que le déplacement des personnes à mobilité réduite ne constitue pas un marché, sinon par le biais de subventions de l’État, qui est plus prompt à financer l’armement.

Le gouvernement a pourtant sorti une enveloppe de 1,5 milliard d’euros pour financer l’accessibilité, Jeux paralympiques obligent, dont 430 millions sont prévus pour les transports, mais aussi 300 millions pour les PME. La question du handicap et de la mobilité est donc à nouveau le prétexte à des subventions. De fait, une loi votée en 2005 imposait théoriquement de rendre accessibles l’ensemble des lieux publics dans un délai de dix ans. Elle est évidemment loin d’avoir été appliquée.

Partager