Assurance maladie : intox gouvernementale13/09/20232023Journal/medias/journalnumero/images/2023/09/2876.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Assurance maladie : intox gouvernementale

Aurélien Rousseau, ministre de la Santé, confirme l’intention du gouvernement de faire passer dans le prochain budget de la Sécurité sociale, le doublement du « reste à charge », c’est-à-dire de ce que les malades doivent payer de leur poche.

En effet, le gouvernement prévoit de doubler les franchises médicales. Celle sur les médicaments passerait de 50 centimes à un euro. Et celle sur la consultation chez le médecin passerait à deux euros. Même si le gouvernement promet de maintenir le maximum de 50 euros par an, cela revient bien à faire payer les malades pour faire des économies.

Depuis des décennies, tous les gouvernements ont procédé de la même manière. Cela consiste à préparer les esprits dans la population par une campagne qui culpabilise les patients pour faire passer la pilule d’une politique destinée à les faire payer plus en étant moins remboursés.

Digne héritier de ses prédécesseurs, le gouvernement est en campagne. Après le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, le ministre des Comptes publics, Thomas Cazenave, c’est au tour de celui de la Santé, Aurélien Rousseau, de jeter l’opprobre sur les malades qui achèteraient trop de médicaments et les médecins qui donneraient trop d’arrêts maladie. Malades et médecins sont rendus responsables et devraient se serrer la ceinture pour dégager des recettes pour la Sécurité sociale.

Et comme le restant à charge est plus faible en France que dans les autres pays, ministres et média répètent en boucle que les médicaments sont « quasi gratuits » en France. C’est une propagande mensongère. En réalité, l’intégralité du financement de l’assurance maladie repose sur les travailleurs : tout ce qui est versé sous forme de cotisations, salariales ou dites « patronales », ce sont eux qui l’ont produit.

Le capital en réalité ne paie rien… et il en profite !

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