Russie-Ukraine : l’escalade meurtrière se poursuit02/08/20232023Journal/medias/journalnumero/images/2023/08/2870.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans le monde

Russie-Ukraine : l’escalade meurtrière se poursuit

Des drones ont touché à deux reprises des immeubles d’affaires de Moscou, dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 juillet, puis tôt mardi 1er août. Sans revendiquer ouvertement ces attaques, le président ukrainien, Zelensky, a déclaré, dimanche 30 juillet : « Progressivement, la guerre revient sur le territoire de la Russie […] c’est un processus inévitable, naturel et absolument juste ».

L’escalade actuelle, encore limitée, est quasi inévitable à partir du moment où la guerre dure. Après des territoires russes voisins de l’Ukraine, la capitale russe a été visée à plusieurs reprises. De leur côté, les États-Unis et leurs alliés livrent à l’Ukraine des armes de plus en plus offensives et dévastatrices, avions, missiles à portée plus longue, armes à sous-munitions. Ils continuent à ne pas vouloir intervenir eux-mêmes, fixant ainsi une limite à leur soutien, mais on voit que cette limite est susceptible d’évoluer : il y a encore quelques mois, ils refusaient de livrer à l’Ukraine des armes lui permettant de frapper le territoire russe.

La Russie, quant à elle, continue de bombarder Kiev, la capitale ukrainienne et d’autres villes. Le 23 juillet, Odessa a subi des bombardements nocturnes massifs, occasionnant de nombreuses destructions, dont celle de la cathédrale historique. Le groupe russe Wagner, accueilli par la Biélorussie, envisagerait, lui, des incursions en Pologne ou en Lituanie, qui du coup renforcent les troupes à leurs frontières orientales.

Depuis un an et demi, une guerre fratricide oppose les peuples ukrainien et russe, unis jusque-là par de nombreux liens. En tentant d’envahir l’Ukraine, Poutine a répondu, avec la brutalité et le mépris des peuples qui caractérise son régime dictatorial, à la pression exercée par les puissances impérialistes. Celles-ci, États-Unis en tête, cherchent, depuis la disparition de l’Union soviétique, à accroître leur emprise sur cette région du monde.

Les populations russe et ukrainienne payent ainsi de plus en plus chèrement le prix de cet affrontement résultant de la rivalité des brigands représentant les intérêts de classes dirigeantes, les bourgeoisies impérialistes d’un côté, les bureaucrates et les privilégiés russes de l’autre.

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