NTN-Europe – Annecy : non au licenciement d’un militant !26/07/20232023Journal/medias/journalarticle/images/2023/07/P10_Rassemblement_le_19_juillet_contre_le_licenciement_de_Jacques_Mattei_C_LO.jpg.420x236_q85_box-127%2C0%2C673%2C307_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

NTN-Europe – Annecy : non au licenciement d’un militant !

Un rassemblement s’est tenu mercredi 19 juillet devant l’usine NTN-Europe (ex-SNR) d’Argonay, près d’Annecy, pour soutenir Jacques Mattei, délégué CGT bien connu de l’entreprise, qui était convoqué à un entretien disciplinaire avec menace de licenciement.

Illustration - non au licenciement d’un militant !

NTN, un des leaders mondiaux des roulements, compte environ 2 300 salariés sur le bassin annécien. Ce militant y est en mise à pied conservatoire depuis vendredi 7 juillet, après avoir été accusé par la direction d’avoir exercé des pressions sur des salariés de l’entreprise. Un comble ! En réalité, il avait été sollicité quelques jours avant par un salarié, lui-même sous le coup d’une procédure de licenciement, pour l’assister. Dans le cadre de son mandat de délégué, Jacques avait tenté d’en savoir un peu plus et posé les questions nécessaires pour connaître la vérité. C’est à ce moment qu’il avait été interpellé de façon agressive par un chef.

La direction a monté grossièrement en épingle cet épisode, car elle veut s’en prendre à un délégué actif dans son secteur pour intimider, à travers lui, tous les travailleurs. Ceux-ci n’ont pas été dupes de la manœuvre et, rapidement, la riposte s’est organisée, avec diffusion de tracts et pétitions : plus de 350 signatures ont été recueillies en quelques jours. Dans cette entreprise, c’est en effet essentiellement autour de militants comme Jacques que se retrouvent et se mobilisent ces dernières années les travailleurs qui refusent de se laisser faire : refus des samedis obligatoires, de la flexibilité et des salaires notoirement trop bas. On l’a encore vu récemment dans la contestation de la réforme des retraites. Et c’est bien cette contestation que la direction voudrait voir disparaître.

La participation au rassemblement de soutien du mercredi 19 juillet de délégations d’autres entreprises de l’agglomération, ainsi que de l’UL et de l’UD-CGT, témoigne également de l’émotion et de la colère que suscite cette tentative de licenciement.

Voulant faire vite, pour profiter de la stupeur et de l’arrivée des vacances, la direction avait convoqué un CSE extraordinaire 48 heures après l’entretien préalable à licenciement, malgré le dialogue social de qualité qu’elle prétend promouvoir dans l’entreprise. C’est sans doute pour illustrer sa conception du dialogue qu’elle avait aussi convoqué un huissier le mercredi devant les portes du site d’Argonay ! Au cours du CSE extraordinaire, sept élus sur seize ont apporté malgré tout leur soutien à la direction, en approuvant la procédure de licenciement engagée. Ce vote est insuffisant pour que la direction se prévale de l’accord du CSE mais, celui-ci n’étant que consultatif, elle fera tout pour avoir gain de cause auprès de l’Inspection du travail puis, au besoin, du ministère du Travail.

La riposte ne fait donc que s’engager. Il dépendra de la mobilisation des travailleurs et des militants que le combat soit victorieux.

Partager