Groupe Arc : les patrons imposent leurs choix26/07/20232023Journal/medias/journalnumero/images/2023/07/2869.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Groupe Arc : les patrons imposent leurs choix

Le groupe Arc, dont la principale usine est implantée dans le Pas-de-Calais, produit essentiellement de la vaisselle. Mais, pour ses actionnaires, ce qui compte ce sont les profits que cette activité génère.

L’année a été marquée par une explosion des coûts de l’énergie. Face à cela, la direction de l’usine a décidé de fermer la moitié de ses fours pendant l’hiver, dont un définitivement. Deux fours sont de nouveau à l’arrêt depuis avril. Elle a pris ce prétexte pour accentuer la production à flux tendu et limiter au maximum les stocks, faisant le choix d’abandonner certaines productions et d’en envoyer d’autres dans ses différentes usines à travers le monde, aux États-Unis, aux Émirats arabes unis ou en Chine.

Pour les patrons, cette crise de l’énergie a aussi été l’occasion de recevoir de généreuses aides de la part de l’État : 128,5 millions d’euros en août 2022 et 10 millions en avril 2023. Ces aides dites exceptionnelles viennent s’ajouter à toutes celles dont ce grand groupe bénéficie déjà tout au long de l’année.

Pour les travailleurs, les choix des patrons ont conduit à une aggravation des conditions de travail. Avec la fermeture des fours, les travailleurs de secteurs entiers ont été envoyés ailleurs dans l’usine, en étant prévenus au dernier moment et sans que rien n’ait été prévu pour les accueillir dans leur nouveau secteur.

Les patrons d’Arc ont également pu bénéficier de la prolongation du chômage partiel, en place depuis 2020. Cela s’ajoute à des salaires rognés, alors qu’ils sont déjà très bas, beaucoup d’ouvriers finissant leur carrière avec à peine plus que le smic. Et, depuis un an, 300 postes de CDI ont été supprimés, faisant passer l’effectif de l’usine à 4 300 salariés. Cela s’est fait sans plan social, par le non-remplacement des départs en retraite, par le licenciement pour inaptitude de travailleurs abîmés par l’exploitation et aussi par une politique de sanctions à tous les niveaux conduisant à des licenciements et à des démissions.

Les patrons font payer les travailleurs pour faire face aux contradictions et aux absurdités de leur propre système, dont il faut se débarrasser.

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