DIM – Autun : relocalisation et licenciements26/07/20232023Journal/medias/journalnumero/images/2023/07/2869.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

DIM – Autun : relocalisation et licenciements

Les médias se sont félicités du rapatriement, voire de la relocalisation par le groupe DIM de sa production de collants vers le site historique d’Autun, en Saône-et-Loire.

À Autun, la direction prévoit de faire passer la production de 60 à 80 millions de paires de collants environ, contre 50 il y a dix ans. Mais, alors que l’effectif a fondu dans le même temps de 1 000 à 700 travailleurs, elle prévoit zéro recrutement.

Jusque-là, cette production – d’ailleurs destinée à la marque Nur Die, surtout vendue en Allemagne – était réalisée à Schongau, en Bavière. La centaine de travailleurs de cette usine ont appris brutalement début mai qu’elle était mise en faillite et elle est maintenant fermée. Pour eux, c’est la fin de la production d’une usine vieille de 140 ans et, pour beaucoup qui ont passé la cinquantaine, la crainte de ne pas retrouver de travail.

Que ce soit en France, en Allemagne ou ailleurs, tous ont besoin d’un travail et d’un salaire qui permettent de vivre dignement. Avec cette décision, certains risquent d’être surchargés de travail d’un côté, pendant que d’autres pointeront au chômage de l’autre. Qu’il y ait une frontière entre les deux bouts de cette chaîne et que l’on parle d’une mesure de relocalisation ne rend pas la dictature du profit plus acceptable pour les travailleurs.

Partager