Prêt-à-porter enfants : aux profiteurs de payer !05/07/20232023Journal/medias/journalnumero/images/2023/07/2866.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Prêt-à-porter enfants : aux profiteurs de payer !

Deux enseignes de mode pour enfants, Du Pareil Au Même (DPAM) et Sergent Major, ont été placées respectivement en redressement judiciaire et en procédure de sauvegarde le 28 juin. Les travailleurs de plus de 130 magasins sont menacés.

Les deux enseignes sont des filiales de la holding GPE. Ce groupe, propriétaire au départ de Sergent Major, a grandi au fil de rachats successifs : en 2006 il absorbait les magasins pour bébés Natalys, puis en 2016 il rachetait DPAM, doublant sa taille, regroupant jusqu’à 2 600 travailleurs. Ce développement a assuré la fortune de son patron et principal actionnaire, Paul Zemmour, aujourd’hui à la tête d’un réseau de 850 magasins répartis dans neuf pays.

À présent, à l’égal de plusieurs riches propriétaires d’enseignes comme ceux de Camaïeu, Gap, André ou Kaporal, celui de GPE cherche à se débarrasser d’une partie des magasins. On parle à ce stade de 47 Sergent Major et 87 DPAM. Il donne le prétexte de la baisse du chiffre d’affaires pendant la pandémie, du coût de l’énergie et de la baisse du pouvoir d’achat. Mais en réalité il veut restructurer l’activité du groupe, en diminuant la part des ventes en magasin pour augmenter celle de la vente en ligne. Il entend par ailleurs bien continuer à profiter des revenus provenant des magasins qu’il juge rentables.

Pour ces patrons, ce serait toujours aux salariés de payer pour leurs propres décisions. Il n’y a aucune raison à cela. Pas un emploi en moins ! C’est sur la fortune personnelle des propriétaires et sur les bénéfices passés accumulés par le groupe GPE que doit être pris l’argent nécessaire pour garantir les salaires et les emplois de tous les travailleurs.

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