Allocation chômage : micro hausse, méga mépris05/07/20232023Journal/medias/journalnumero/images/2023/07/2866.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Allocation chômage : micro hausse, méga mépris

Les 2,1 millions de chômeurs qui peuvent bénéficier d’une allocation, sur environ six millions d’inscrits, vont toucher quelques euros de plus chaque mois, à partir du 1er juillet.

Cette augmentation de 1,9 %, la deuxième en un an, est sans rapport avec l’inflation officielle, et encore moins avec la hausse des prix alimentaires.

Pour insultante que soit cette prétendue revalorisation de l’indemnité, près de 300 000 travailleurs au chômage n’y ont même pas droit en totalité par manque d’ancienneté. De toute façon, pour eux comme pour les autres, cette seconde aumône de l’année ne comblera pas le gouffre creusé dans le budget d’une famille ouvrière depuis que les prix se sont envolés.

Qu’on ne vienne pas dire que les caisses sont vides : l’Unedic, l’organisme paritaire qui gère l’Assurance chômage, évalue à 4,4 milliards d’euros leur excédent en 2023. Ce dernier serait même de 5,4 milliards en 2024 et de 8,7 en 2025. Les récentes réformes de Macron, réduisant de 25 % la durée d’indemnisation, a contribué à remplir les caisses, en dépouillant les chômeurs. Le prétexte d’inciter à la reprise d’un emploi rien qu’en traversant la rue n’a trompé personne. Le but recherché était double : réaliser des économies pour financer le « quoi qu’il en coûte », la corbeille d’aides au grand patronat et, au passage, tenter de diviser les travailleurs entre salariés mal payés et chômeurs peu indemnisés.

Le mépris affiché à l’égard des chômeurs avec cette micro-augmentation de l’allocation est à l’image de celui témoigné à l’ensemble de la classe ouvrière.

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