À Marcy-l’Étoile : “300 euros net par mois pour tous et sans conditions !”30/11/20222022Journal/medias/journalarticle/images/2022/11/P14-3_Sanofi-Marcy-1-2022_C_LO.jpg.420x236_q85_box-37%2C0%2C763%2C408_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

À Marcy-l’Étoile : “300 euros net par mois pour tous et sans conditions !”

Depuis mardi 22 novembre, plus de 400 salariés de Marcy-l’Étoile, dans le Rhône, sur 3 200, dont un tiers de cadres et ingénieurs, se sont mis en grève pour une augmentation des salaires et pour dénoncer leurs conditions de travail.

Illustration - “300 euros net par mois pour tous et sans conditions !”

Les travailleurs, en particulier ceux de la production, se sont emparés de l’appel intersyndical à l’occasion des négociations salariales pour débrayer, quelques heures chaque jour ou la journée entière. Dans les assemblées générales quotidiennes, les grévistes s’expriment : « Sanofi se fait près de 4 milliards de bénéfice en un trimestre et ils ne nous donnent que des miettes ! » ; « Ils gagnent des millions et nous on a le droit qu’à 3 % ? » D’autres ont expliqué comment ils se sont organisés pour que tout leur bâtiment soit à l’arrêt, ou pour témoigner des pressions de leurs chefs revenus en urgence de vacances.

Les grévistes ont pris des initiatives : défilé en cortège dans l’entreprise, installation de piquets filtrants à plusieurs entrées du site, planning pour assurer un roulement sur les piquets, confection de banderoles, groupe WhatsApp ou caisse de grève en ligne. Les AG ont permis de discuter collectivement et de voter les revendications : « 300 euros net par mois pour tous et sans conditions ! » comme inscrit sur la banderole fixée à l’entrée du site. En effet, « ce n’est pas en pourcentage qu’il faut nous augmenter mais en euros », « 7 % d’augmentation (la revendication de l’intersyndicale du groupe) cela n’est pas la même chose lorsque l’on gagne 1 500 euros ou que l’on gagne 3 000 euros .»

Comme l’affirment bon nombre de grévistes, cela fait du bien de se rassembler collectivement pour discuter entre salariés des conditions de travail, de partager la colère face à la flambée des prix comme des profits, des moyens à mettre en place pour faire reculer la direction.

Mardi 29 novembre, l’assemblée des grévistes, dont le nombre n’a pas diminué, a rejeté une nouvelle proposition patronale qui consistait à répartir autrement ce qu’elle avait déjà proposé et qui ne suffit à personne. L’assemblée des grévistes a donc voté la poursuite du mouvement « pour 300 euros » et a désigné un petit comité pour rédiger et tirer un tract en direction de ceux qui n’ont pas encore rejoint le mouvement, pour le renforcer et étendre la grève.

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