Allocation adulte handicapé : les députés refusent l’individualisation20/10/20212021Journal/medias/journalnumero/images/2021/10/2777.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Allocation adulte handicapé : les députés refusent l’individualisation

Alors que le gouvernement prétendait faire du handicap une grande cause nationale, les députés de la majorité ont montré une nouvelle fois le peu de cas qu’ils font des handicapés.

L’opposition avait déposé un projet de loi demandant la déconjugalisation de l’allocation adulte handicapé (AAH) : jusqu’à présent, en effet, un adulte handicapé peut prétendre toucher la somme bien minime de 903 euros s’il est célibataire ou si son conjoint gagne moins de 1 016 euros net. Dans le cas contraire son allocation diminue.

La conséquence est que de nombreuses personnes handicapées vivent dans la dépendance de leur conjoint. En cas de violences familiales, cette dépendance s’avère dramatique. Individualiser cette allocation est donc une mesure de simple justice.

Les députés LREM ont dénoncé la démagogie de la droite à six mois des présidentielles. Et il est certain que ceux qui prétendent soutenir cette mesure le font par calcul électoral. Mais ce que craint le gouvernement est qu’une telle mesure fasse tache d’huile. En effet tous les minima sociaux sont aujourd’hui calculés de la même manière. Un adulte marié voit son RSA diminuer voire disparaître si son conjoint travaille. Il serait pourtant tout aussi juste de donner à chaque individu les moyens de vivre de manière indépendante quand on le prive de son travail, mais voilà, cela coûterait plus cher.

Partager