Blanquer : paroles, paroles...26/02/20202020Journal/medias/journalnumero/images/2020/02/2691.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Blanquer : paroles, paroles...

Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer prétend que le gouvernement fait un effort pour augmenter le salaire des enseignants.

Sur BFM le 24 février, le ministre a répété qu’il y aurait une revalorisation à raison de 500 millions d’euros par an. Une loi de programmation destinée à revaloriser le salaire des enseignants serait prévue, mais il faudra attendre le mois de juin pour qu’elle voie – peut-être – le jour, autant dire que d’ici là ces promesses auront le temps de finir aux oubliettes.

Cela ne concernerait de toute façon que les nouvelles recrues. « Dès 2021, un professeur débutant gagnera 100 euros net de plus par mois », a assuré le ministre. Selon la CGT éducation, une des pistes envisagées par le gouvernement serait d’augmenter les enseignants en début de carrière – seuls 14 % des enseignants seraient alors concernés – en baissant la rémunération annuelle des autres. Déshabiller Pierre pour habiller Paul est une pratique habituelle de Blanquer.

Quant aux surveillants, à tous ceux qui travaillent dans l’administration, à toutes celles et tous ceux qui, de manière générale, font fonctionner un établissement scolaire, il n’est même pas question d’envisager une quelconque augmentation de salaire. Rappelons que le point d’indice est gelé depuis longtemps pour tous les fonctionnaires. Comme dans le secteur privé, les travailleurs voient leur pouvoir d’achat baisser d’année en année.

Le ministre avait fait ces annonces pour tenter de calmer la colère des enseignants alors très mobilisés contre une réforme des retraites qui fera chuter considérablement leurs pensions si elle est appliquée. Il s’agissait en même temps de faire croire à l’ensemble des salariés que les enseignants allaient y gagner quelque chose, une des multiples tentatives du gouvernement pour diviser les travailleurs en grève au plus fort du mouvement.

Force est de constater que ce gouvernement, de plus en plus haï par tous, n’a pas réussi à convaincre.

Partager