Réforme des retraites : les avocats mobilisés05/02/20202020Journal/medias/journalarticle/images/2020/02/Une_2020_01_29_Manif_Retraite_30_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C270%2C5184%2C3186_crop_detail.jpg

Leur société

Réforme des retraites : les avocats mobilisés

Lundi 3 février, les professions libérales manifestaient à nouveau contre la réforme des retraites. En tête se trouvaient les avocats, toujours très remontés contre cette attaque du gouvernement rejetée par la population. Conséquence de leur mobilisation, de nombreux procès sont reportés faute d’avocats pour plaider.

Illustration - les avocats mobilisés

Parmi les près de 10 000 manifestants parisiens, on trouvait des blouses blanches de médecins, d’infirmiers et d’orthophonistes, des hôtesses et des stewards, et une majorité de robes noires, celles des avocats mobilisés par le Conseil national des barreaux, fer de lance du collectif organisateur. Ils chantaient Balance ta robe , adaptée de Balance ton quoi , la chanson à succès d’Angèle.

Les manifestants ont marché à Paris depuis la place de la Bastille jusqu’à celle de l’Opéra, fiers que tant d’avocats soient dans la rue le jour où le projet de réforme passait en commission à l’Assemblée nationale.

Beaucoup d’avocats étaient venus des régions. Les cabinets de province sont en effet menacés par le doublement des cotisations pour la retraite prévu dans le futur système : actuellement de 14 %, elles devraient passer à 28,2 %. La réforme pourrait faire disparaître les cabinets dont le chiffre d’affaires est inférieur à 40 000 euros. Et les avocats, individuellement, y perdront un mois d’honoraires par an.

Les avocats tiennent aussi à maintenir leur régime autonome, dont la caisse de retraite, autogérée et excédentaire de 2 milliards, que le gouvernement veut fondre dans son système.

Les avocats dénoncent, comme d’autres, le dialogue de sourds qu’a été la pseudo- concertation avec Delevoye. Le gouvernement les écoutait d’autant moins qu’il leur a annoncé que le développement de l’intelligence artificielle ferait disparaître leur métier ! De quoi avoir envie de montrer, dans la rue, que les avocats sont là et bien là.

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