Smic : pas d’augmentation11/12/20192019Journal/medias/journalnumero/images/2019/12/2680.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Le 5 décembre et la suite

Smic : pas d’augmentation

Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, est opposé à un coup de pouce au smic au 1er janvier. À l’en croire, la hausse mécanique qui a été de 1,5 % au début 2019 suffira.

Selon le ministre, augmenter le smic ne pourrait qu’entraîner l’augmentation du chômage des moins qualifiés et n’aurait que peu d’effet pour lutter contre la pauvreté.

Près de six millions de travailleuses et travailleurs sont sans travail, ou sans véritable emploi, mais ce n’est pas le niveau du smic – 1 204 euros net par mois pour un emploi à temps plein – qui dissuade les patrons d’embaucher, d’autant qu’ils sont largement dégrevés de certaines cotisations sociales sur les salaires jusqu’à 1,6 smic. Leur recherche du profit maximum passe d’abord par les suppressions de postes et l’intensification du travail pour ceux qui restent.

Mais lorsque le ministre constate l’impact limité contre la pauvreté de telles augmentations minimes, il devrait en tirer les conclusions. C’est au minimum de 300 euros par mois qu’il faudrait augmenter tous les salaires, rien que pour rattraper la perte de pouvoir d’achat cumulée depuis plusieurs années. Et, pour les 1,6 million de salariés payés au smic, pour finir le mois ils auraient besoin d’un minimum de 1 800 euros net mensuels.

Les patrons du CAC 40 ont touché en moyenne l’équivalent de 277 smic par mois en 2018. On peut donc trouver dans leurs coffres de quoi augmenter non seulement le smic, mais l’ensemble des salaires, du privé comme du public.

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