Habillement : non au travail du dimanche !11/07/20172017Journal/medias/journalnumero/images/2017/07/2554.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Habillement : non au travail du dimanche !

Plus de 120 enseignes de l’habillement vont pouvoir ouvrir le dimanche selon l’accord signé entre la Fédération des enseignes de l’habillement (FEH), l’organisation patronale du secteur succursaliste de l’habillement, et deux organisations censées représenter les salariés, la CFTC et la CFDT.

C’est le quatrième accord de branche, après le bricolage, la couture parisienne et la bijouterie-joaillerie, qui entérine le travail du dimanche. Et c’est la loi Macron d’août 2015 qui offre à l’ensemble du secteur du commerce la possibilité d’élargir les ouvertures le dimanche dans le cadre d’un accord de branche, de groupe ou d’établissement. Avec les projets du gouvernement, il sera peut-être même possible de tenter un référendum dans l’entreprise, au cas où les syndicalistes se montreraient récalcitrants.

Tous ces patrons, tous secteurs confondus, partisans du travail du dimanche pour les salariés, nous chantent à l’unisson le même refrain : le travail du dimanche aura un impact favorable pour l’emploi comme le déclare la FEH dans un communiqué. C’est un mensonge. La FEH, qui regroupe avec 120 enseignes 120 000 salariés et 22 000 magasins, déclare elle-même que l’ouverture le dimanche permettra la création de 250 nouveaux emplois et le maintien de 850 postes qui auraient pu être supprimés sans le travail le dimanche. On sent le chantage !

Outre le doublement de la rémunération des heures supplémentaires effectuées le dimanche, l’accord prévoit un repos compensateur en semaine et fixe le nombre de dimanches travaillés à 26, tout en prévoyant leur extension possible en s’appuyant sur le principe du « volontariat ». On imagine les pressions que les patrons vont exercer sur les salariés des magasins pour obtenir leur accord.

Que les patrons aient l’accord de certains syndicats ne reflète pas ce que pensent et souhaitent de nombreux salariés du commerce, majoritairement des femmes, et dont beaucoup élèvent seules leurs enfants. Les salariés sont nombreux à vouloir profiter de leur dimanche entre amis ou avec leur famille.

Partager