Loi travail… toujours refusée par les travailleurs !12/07/20162016Journal/medias/journalnumero/images/2016/07/2502.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Loi travail… toujours refusée par les travailleurs !

Les sept organisations qui ont appelé aux précédentes journées de mobilisation contre la loi travail, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL, ont appelé à une nouvelle journée d’action pour le jeudi 15 septembre.

Même si les dernières manifestations ont été moins suivies que les précédentes, elles ont montré qu’il y avait toujours des dizaines de milliers de travailleurs et aussi de jeunes ne désarmant pas, malgré le matraquage médiatique et tous les efforts du gouvernement pour faire croire que la partie était jouée. Par ailleurs, même si aucun média n’en a rendu compte, il y aussi eu de nombreuses entreprises partout dans le pays où des travailleurs ont tenu à marquer le coup en débrayant plusieurs heures.

Malgré le flot de propagande pour vanter cette loi et les tentatives de discréditer les manifestations en montant en épingle l’action d’une infime minorité de casseurs, l’immense majorité de l’opinion ouvrière a apporté son soutien à ceux qui se sont mobilisés. Le rejet est tel que le gouvernement n’a même pas tenté de trouver une majorité à l’Assemblée et a préféré utiliser sans tarder le 49-3.

Même si, au terme de procédures législatives, la loi finit par être adoptée, il reste encore à l’appliquer. Dans chaque entreprise, le patronat cherchera à imposer de nouveaux reculs des droits des travailleurs au travers d’accords d’entreprise. Mais, face à eux, les patrons trouveront tous ceux qui se sont mobilisés ces quatre derniers mois et qui, il faut le souhaiter, ont repris confiance dans leur capacité de lutter. Et c’est cela le principal acquis du mouvement contre la loi travail : après des années de passivité, il a représenté une remobilisation pour des dizaines de milliers de militants ouvriers et, au-delà, pour des centaines de milliers de salariés et de jeunes.

Pour faire reculer le patronat et le gouvernement, il faudra un mouvement bien plus profond, bien plus large et bien plus déterminé. Il faudra un mouvement où les travailleurs utiliseront l’arme de la grève massive, englobant des millions de salariés de tous les secteurs de l’économie, et un mouvement que les travailleurs sauront diriger eux-mêmes à la base, en se fixant des objectifs de lutte communs qui leur permettront d’inverser le rapport de force entre eux et le patronat. Or, justement, cette mobilisation a commencé à faire réfléchir des travailleurs à cela. Et l’idée d’imposer les revendications vitales au monde du travail par l’action collective des travailleurs fera son chemin.

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