Cliniques GBNA de Bordeaux : des grévistes fières de leur lutte12/07/20162016Journal/medias/journalnumero/images/2016/07/2502.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Cliniques GBNA de Bordeaux : des grévistes fières de leur lutte

Jeudi 7 juillet, après neuf jours de grève, une majorité des grévistes de la clinique Bordeaux Rive droite, située à Lormont, ont voté la reprise du travail, fières de leur mobilisation collective et fières d’avoir fait reculer la direction sur la question des salaires.

Car si la revendication principale, 50 euros net pour tous, n’a pas été complètement satisfaite, la direction a dû accorder 15 euros brut pour certains services comme le bloc opératoire, la dialyse et la facturation, et 30 euros brut pour les autres services. Une prime exceptionnelle de 100 euros a aussi été obtenue, avec l’étalement des retenues des jours de grève et le paiement de l’un d’entre eux.

Pendant le conflit, les grévistes ont pu mesurer le mépris de la direction qui n’a pas hésité à les qualifier de « pintades hystériques » ou bien à dire qu’elles étaient « prêtes à laisser mourir des gens pour 50 euros ». Pour faire obstacle à la grève, la direction a pu compter sur la complicité du préfet et de l’ARS (l’Agence régionale de santé) qui, dès le 30 juin, ont essayé de réquisitionner presque tout le personnel gréviste. Mais, là aussi, la direction est tombée sur un os, car les grévistes et le syndicat CGT de la clinique ont obtenu en référé par le tribunal administratif la suspension de la décision préfectorale et la condamnation de l’État à verser 1 200 euros à la CGT. Le soutien des usagers de la clinique et des riverains s’est aussi exprimé tout au long de la grève, certains en apportant des gâteaux ou bien en donnant à la caisse de grève. Et deux autres cliniques du groupe ont connu dans le même temps un ou plusieurs jours de grève, à Bordeaux Nord et à Arcachon.

Ces grèves montrent que le mécontentement s’étend dans ce groupe de plus de 1 800 salariés et que la politique au service des actionnaires passe de plus en plus mal. Depuis des années, ceux-ci ont tout fait pour diviser les travailleurs, par des salaires différents en fonction des cliniques, ou bien en créant, pour leur compte, des entreprises sous-traitantes qui regroupent les ouvriers des services techniques ou bien les agents de service hospitaliers (ASH) et le personnel des cuisines. Les grèves qui viennent de se passer sur le groupe démontrent que le personnel n’est pas dupe. Les liens qui se sont tissés pendant la grève serviront lors des prochains et inévitables conflits, afin que tous, de toutes les cliniques, se retrouvent ensemble pour défendre leurs intérêts communs.

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