Collège Surcouf – Saint-Malo : non à la fermeture !15/06/20162016Journal/medias/journalarticle/images/2016/06/p11photo_surcouf.jpg.420x236_q85_box-0%2C75%2C800%2C525_crop_detail.jpg

Leur société

Collège Surcouf – Saint-Malo : non à la fermeture !

Le collège Surcouf de Saint-Malo scolarise 280 élèves qui viennent du quartier très populaire de La Découverte, un des quartiers les plus pauvres d’Ille-et-Vilaine. Ce collège est le seul en réseau d’éducation prioritaire du département.

Illustration - non à la fermeture !

Mardi 31 mai, quel n’a pas été le choc pour le personnel et les parents ! Un dirigeant socialiste du département est venu annoncer la fermeture du collège en 2017. Pour justifier ce sale coup, l’argument classique est celui utilisé par les politiciens de gauche, de droite ou d’extrême droite : la baisse démographique dans la région malouine, qui impose de fermer un des quatre collèges publics ! Et d’ajouter que, si c’est Surcouf, c’est pour améliorer la mixité sociale !

Pour envisager d’obliger des enfants à parcourir 4 km pour être scolarisés, avec le risque de décrochage scolaire qui concerne déjà une quarantaine d’entre eux, il faut tout le mépris des dirigeants PS pour les pauvres.

En réponse à cette annonce, le jeudi 2 juin à 7 h 30, des parents ont cadenassé le portail d’entrée du collège. Progressivement, environ 150 élèves, personnel et parents ont occupé l’entrée, dans une ambiance bon enfant. Au top des slogans des élèves : « Surcouf, touché, mais pas coulé. »

Une heure plus tard, un commissaire de police hystérique et dix agents sont arrivés brutalement pour débloquer l’entrée, sur ordre de l’inspecteur d’académie. Bilan : onze enfants ont été plus ou moins bousculés et trois blessés légers envoyés aux urgences. Enfants et adultes ont été choqués. Les images transmises à la télévision et sur Internet sont édifiantes. Elles ont été beaucoup vues localement, provoquant la colère. Des parents ont porté plainte.

Face aux réactions, la ministre de l’Éducation a justifié l’intervention violente des policiers. Il fallait « que les élèves ne restent pas attroupés dans une situation d’insécurité dehors » ! Donc, pour les protéger, il fallait les tabasser ? Pour protester, un premier rassemblement a réuni 300 personnes devant la préfecture. La mobilisation ne fait que commencer, et aucun collège public ne doit fermer à Saint-Malo !

Partager