Marseille : mobilisation pour libérer une lycéenne30/03/20162016Journal/medias/journalnumero/images/2016/03/2487.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Marseille : mobilisation pour libérer une lycéenne

Jeudi 24 mars, à la fin de la manifestation marseillaise de protestation contre la loi El Khomri, plusieurs jeunes manifestants ont été interpelés par la police. Parmi eux, une élève de 17 ans, en classe de terminale au lycée Saint-Charles, dans le 1er arrondissement de Marseille, a été placée en garde à vue et a passé la nuit suivante en cellule, sans possibilité de contact avec sa famille et ses amis. Elle est accusée, sur le témoignage de policiers, d’outrage et de rébellion. Selon les lycéens témoins, elle leur aurait simplement manifesté vertement son indignation au sujet des jets de gaz lacrymogènes utilisés pour disperser le rassemblement.

Sans nouvelle précise de la jeune fille, les professeurs et les élèves de son lycée se sont mobilisés toute la journée du lendemain pour protester et exiger sa libération. Après avoir arrêté les cours en milieu de matinée, un groupe d’une trentaine de professeurs s’est rendu devant le commissariat où elle était retenue, bientôt rejoints par un cortège de près de 300 lycéens. Ceux-ci sont restés sur place pendant tout l’après-midi, jusqu’à ce que leur camarade soit relâchée, vers 17 h.

Cette lycéenne révoltée par les attaques gouvernementales contre les droits des travailleurs a donc passé plus de 24 heures en cellule et est à présent mise en examen. Mais, en cherchant à l’impressionner et à faire un exemple, les forces de l’ordre ont réussi à indigner tout un lycée. Ils en ont aussi convaincu beaucoup de faire grève et manifester le 31 mars, souvent pour la première fois, contre la même loi El Khomri. Ce sera la meilleure réponse.

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