Côte d’Ivoire : les criminels djihadistes… et la situation qui les engendre16/03/20162016Journal/medias/journalnumero/images/2016/03/2485.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans le monde

Côte d’Ivoire : les criminels djihadistes… et la situation qui les engendre

15 personnes ont été tuées et 33 blessées dans l’attentat terroriste qui a eu lieu le 13 mars à Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire. Dans cette station balnéaire située à 40 kilomètres de la capitale ivoirienne, un commando d’al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) a ouvert le feu sur tous ceux qui se trouvaient sur la plage, avant de pénétrer dans les hôtels les plus proches pour continuer sa tuerie.

C’est la première fois que la Côte d’Ivoire est atteinte par de tels actes, mais cela ne constitue pas une surprise. L’évolution de la situation a montré que les groupes djihadistes ont choisi de frapper partout dans la région, et qu’ils y parviennent. Lorsque l’armée française est intervenue en janvier 2013 au Mali, Hollande prétendait éradiquer le terrorisme. Ces groupes ont bien été chassés des villes du nord du Mali où ils faisaient régner la terreur, mais ils ont pris pour cible des zones jusque-là épargnées. Le centre et le sud du Mali ont été visés d’abord, avec les attentats commis à Bamako en novembre 2015, où vingt personnes ont trouvé la mort à l’hôtel Radisson Blu, puis le Burkina Faso, où les djihadistes ont mitraillé les terrasses de Ouagadougou, la capitale, avant de se retrancher dans l’hôtel Splendid.

À chaque fois, ce sont des lieux fréquentés par les Européens qui sont symboliquement pris pour cible, des endroits où se retrouvent touristes, salariés d’entreprises travaillant sur place ou expatriés. Mais à chaque fois aussi le plus lourd contingent de victimes est fourni par les Africains, employés des hôtels et des restaurants ou simples passants. Les attaquants ouvrent le feu sur tous ceux qu’ils rencontrent, montrant ainsi leur mépris de la population, quelle que soit la couleur de sa peau ou sa religion, dans le seul but de faire régner la terreur. Cela a été encore une fois le cas à Grand-Bassam, où les gens présents sur cette plage se sont enfuis comme ils pouvaient pour échapper aux balles, protégeant leurs enfants, quand ils ne les perdaient pas dans la cohue.

La généralisation de tels actes montre bien la vanité des prétentions de Hollande à mettre fin au terrorisme djihadiste en déployant l’armée française en Afrique. La politique menée par les puissances impérialistes dans le monde, au Moyen-Orient ou en Afrique, a créé un terreau sur lequel de tels groupes surgissent sans cesse. Les dirigeants qui pilotent cette politique, à Paris, Washington ou Londres, entretiennent cette situation, créant partout de nouveaux foyers de tension pour défendre les profits de leur impérialisme. Ils sont les ennemis mortels de la population, au même titre que les djihadistes.

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