PSA Poissy : les travailleurs réagissent24/06/20152015Journal/medias/journalnumero/images/2015/06/2447.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

PSA Poissy : les travailleurs réagissent

Pour maintenir ses profits, PSA a détruit 14 800 emplois en deux ans en France, l’équivalent de cinq usines comme celle d’Aulnay-sous-Bois.

Cela continue. PSA vient d’annoncer la vente de l’activité de l’expédition des voitures neuves (EVN) à Gefco, ce qui concerne 450 travailleurs sur quatre usines (Sochaux, Mulhouse, Poissy et Rennes). La direction sait que cela va avoir du mal à passer et elle craint qu’il y ait des réactions. Alors, à l’usine de Poissy, où cela concerne 112 travailleurs, comme sur d’autres usines, elle est à l’offensive contre les militants syndicaux ou les ouvriers combatifs pour tenter de casser le moral de tous. Mais ça ne se passe pas comme elle l’entend.

Après avoir licencié pour une simple dispute deux ouvrières qui avaient l’habitude de débrayer régulièrement, la direction menaçait de recommencer avec un ouvrier de l’atelier d’Emboutissage, sous prétexte qu’un gardien avait trouvé une paire de gants de travail dans son sac. En attaquant un travailleur qui n’avait absolument rien à se reprocher, la direction voulait faire un exemple, espérant ainsi enlever toute envie aux ouvriers de se mobiliser.

Mais là, son sale coup s’est retourné contre elle. Des centaines d’ouvriers ont signé une pétition contre le licenciement de leur camarade et plus d’une centaine ont débrayé pour l’accompagner à sa convocation avec la direction. La direction a dû reculer. Une semaine après le débrayage, elle a dû renoncer à son accusation de vol pour lui reprocher une « tentative de sortie de matériel sans autorisation », avec une sanction limitée à deux jours de mise à pied. Une collecte dans l’atelier a été organisée pour rembourser ces deux jours. Mais alors que la bonne nouvelle commençait à se répandre dans l’usine, la direction convoquait pour vendredi 26 juin un militant de la CGT du même atelier, en le menaçant de licenciement.

Là aussi, en quelques jours, une pétition a réuni plus de 300 signatures et un appel au débrayage a été lancé pour le jour de sa convocation.

De plus en plus de travailleurs sont convaincus que ces attaques individuelles et arbitraires préparent le terrain à d’autres attaques bien plus importantes contre tous.

Heureusement, cela ne marche pas et chaque attaque de la direction déclenche une réaction de solidarité et soude un peu plus les travailleurs entre eux. Cela comptera pour les futures luttes.

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