Contribution exceptionnelle de solidarité : C'est la fin07/01/20152015Journal/medias/journalnumero/images/2015/01/2423.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Contribution exceptionnelle de solidarité : C'est la fin

La taxation à 75 % de la part des revenus supérieurs à un million d'euros faisait partie des mesures phares du candidat Hollande en 2012. Après son élection, une « contribution exceptionnelle de solidarité » a été créée. Prévue pour rester en vigueur deux ans seulement, elle a disparu depuis le 1er janvier.

Cette taxe devait initialement être payée par l'infime minorité de ceux qui, en France, gagnent plus d'un million d'euros par an, soit environ 1 000 personnes, selon le gouvernement. Cela concernait entre autres quelques stars du football et du cinéma, comme Gérard Depardieu, mais aussi les quelques dirigeants de très grandes entreprises. Bernard Arnault, le PDG de LVMH, dont le patrimoine professionnel est estimé à 27 milliards d'euros, avait du coup annoncé qu'il demandait la nationalité belge pour échapper, avait-il déclaré, au « matraquage fiscal ».

Face aux protestations de ces superriches et de leurs nombreux représentants, le gouvernement avait reculé et décidé que la taxe serait payée par les entreprises, et non plus par les particuliers, qu'elle ne serait plus que de 50 % et que son montant serait plafonné à 5 % du chiffre d'affaires de l'entreprise. En plus, de nombreuses exceptions étaient prévues, permettant d'en être exempté. Finalement, cette taxe n'a rapporté au fisc que 400 millions d'euros, une goutte d'eau par rapport aux dizaines de milliards d'euros de baisses de charges et d'impôts consenties aux entreprises depuis le début du quinquennat.

Il y a deux ans, la polémique autour de cette taxe avait fait grand bruit, orchestrée d'un côté par les très riches et leurs porte-parole criant à la spoliation, de l'autre par les dirigeants socialistes qui en avaient fait l'illustration de leur volonté de s'attaquer aux grandes fortunes. On constate aujourd'hui que c'était beaucoup de bruit pour pas grand-chose.

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