Haute-Vienne : Des économies sur le dos des plus fragiles23/12/20142014Journal/medias/journalnumero/images/2014/12/2421.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Haute-Vienne : Des économies sur le dos des plus fragiles

En octobre, le conseil général de Haute-Vienne présidé par la socialiste Françoise Pérol-Dumont a voté en commission permanente des restrictions à l'accès au contrat « jeune majeur » pour les jeunes mineurs placés en famille d'accueil ou relevant de l'Aide sociale à l'enfance (ASE).

Cela reviendra, pour les jeunes qui ne pourront justifier d'au moins trois ans de prise en charge par l'ASE, à ce que tout s'arrête le jour de leurs 18 ans, à ce qu'ils quittent leur famille d'accueil ou foyer et se débrouillent tout seuls.

Depuis plus de deux semaines, les travailleurs sociaux du département multiplient les actions, par la grève, les manifestations et rassemblements devant le conseil général et une pétition pour demander l'abrogation de cette décision.

La présidente du conseil général a justifié ces choix par le fait que la demande augmenterait. Elle a montré toute son arrogance face aux manifestants en déclarant : « Dans une collectivité territoriale, ce sont les élus qui décident, non pas les travailleurs sociaux ou les agents quels qu'ils soient. » Pour elle, « il est normal de regarder les choses d'un peu plus près, sous peine de faire le jeu du Front national qui dénonce l'assistanat à chaque occasion ». Et d'ajouter que « des jeunes qui prétendent au contrat jeune majeur, alors qu'ils sont arrivés le mois dernier du Congo ou d'autres pays, feront l'objet d'une enquête ».

Ces élus socialistes montrent qu'ils sont dans la droite ligne du gouvernement Hollande et sont prêts, à leur niveau, à faire les économies nécessaires pour continuer la politique d'aides de toutes sortes au grand patronat, quitte à s'en prendre encore aux plus fragiles.

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