L'État cède ses actifs au privé03/12/20142014Journal/medias/journalnumero/images/2014/12/2418.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

L'État cède ses actifs au privé

L'État envisage de vendre des actifs, c'est-à-dire des parts qu'il possède dans diverses sociétés. Ce n'est pas nouveau : depuis des années, l'État vend petit à petit des portions de ses propriétés. Cela lui sert à boucler son budget, à se désendetter ou à tout autre usage.

La cession d'actifs est donc dans l'air, et les ministres discutent pour savoir par quel bout commencer : par EDF et ses filiales, par la Française des jeux, ou plutôt par des aéroports régionaux ?

Pour les travailleurs des sociétés concernées, cela ne changera probablement rien. Depuis bien longtemps, travailler dans des entreprises où l'État a des participations n'est ni meilleur ni pire que travailler dans le privé.

Par cette opération, l'État engrangera quelques milliards d'argent frais, qui serviront à combler des trous dans un budget ayant lui-même pour fonction d'aider le patronat. Mais, dans le même temps, l'État perdra des recettes qui lui revenaient quand il était actionnaire.

Et surtout, dans une période où les capitalistes ont de grosses liquidités mais ne veulent pas investir, des parts de sociétés déjà existantes, avec les marchés qui leur sont liés, leur sont quasiment offertes : une aubaine pour eux.

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