Sacs plastiques : Le consommateur payera26/11/20142014Journal/medias/journalnumero/images/2014/11/2417.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Sacs plastiques : Le consommateur payera

Vendredi 21 novembre, les États de l'Union européenne ont conclu un accord sur les sacs plastiques jetables non biodégradables. Il s'agit de réduire leur consommation des trois quarts d'ici 2025.

Ils polluent en effet les eaux et tous les espaces où les vents les portent, obstruent les égouts, tuent poissons et oiseaux marins, et parfois étouffent de jeunes enfants. Et ils sont à peu près imputrescibles.

Ces sacs sont en principe déjà interdits en Corse, et à Mayotte depuis 2006. En 2005, le Parlement avait décidé de les interdire en France à partir de 2010, mesure annulée par la Cour européenne dès 2006.

Pour en réduire la consommation, le seul moyen préconisé est de les faire payer aux acheteurs. C'est déjà le cas dans la grande distribution, où on est passé de 15 milliards de sacs distribués en caisse en 2003 à 800 millions en 2014. Mais 17 milliards de sacs ont encore été mis en circulation cette année. On veut donc imposer aux marchands de fruits et légumes et aux détaillants de les faire payer à leurs clients, au plus tard fin 2018.

Autrefois, on partait en courses avec son cabas, et les marchandises étaient emballées dans des sacs en papier ou du papier journal. Les industriels de la pétrochimie ont depuis produit des milliards de sacs plastiques, le commerce en a fait un support de publicité bon marché, et ils ont remplacé les cabas.

Le problème posé par les sacs plastiques est certainement réel, tout comme celui des emballages : les consommateurs n'ont pas choisi d'y recourir, ils n'en sont ni les premiers responsables ni les principaux bénéficiaires, c'est pourtant eux que l'on accuse et pénalise. Et on peut parier qu'au même moment, les industriels n'en continueront pas moins de multiplier sacs et emballages inutiles et polluants, que la collectivité aura le plus grand mal à traiter et éliminer.

Faire payer les consommateurs est le seul moyen que puissent imaginer des capitalistes pour combattre un fléau qu'ils ont créé... et qu'ils continueront de créer.

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