Torture au Maroc : Hollande recule26/02/20142014Journal/medias/journalnumero/images/2014/02/une2378.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans le monde

Torture au Maroc : Hollande recule

Entre le Maroc et la France, rien ne va plus. Motif : le 20 février, sept policiers se sont présentés à la résidence de l'ambassadeur marocain à Paris pour notifier une convocation par un juge d'instruction au patron du contre-espionnage marocain, Abdellatif Hammouchi, qui s'y trouvait. Ce dernier fait l'objet de trois plaintes pour « torture » et « complicité de torture » déposées à Paris. Ce qui lève un coin du voile sur la nature, dictatoriale, du régime et de sa police.

Les autorités marocaines ont très mal pris l'affaire et ont immédiatement convoqué l'ambassadeur de France au Maroc. Les excuses du ministère français des Affaires étrangères, qui parlait « d'incident regrettable » ont été jugées insuffisantes. La formule « incident regrettable », il faut le dire, ne désignait pas les actes de torture avérés, mais les poursuites engagées contre l'un des tortionnaires. Un comble.

Pour tenter de recoller les morceaux, Hollande a téléphoné le 24 février au roi Mohammed VI. « À la lumière des clarifications apportées, rapporte la presse, les deux chefs d'État ont convenu d'œuvrer dans l'esprit des relations d'exception qui lient le Maroc et la France. » Il faut croire que Hollande s'est excusé platement, et a fait tout ce qu'il fallait pour rassurer son interlocuteur sur son amitié et donc sur l'issue des plaintes contre son homme de main accusé d'actes de torture. Il faut rappeler que la France est le premier partenaire commercial du Maroc, avec un volume d'échanges qui a atteint huit milliards d'euros. Ceci explique cela.

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